Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Lo'Jo - Bazard savant

0 ans que ce collectif angevin nous fait voyager à travers sa chanson française… (et oui), Lo-Jo sort son 10ème album « bazar savant ».

Le chroniqueur fainéant se tiendra à écrire que tout est dans le titre… « Bazar » au sens souk, marché orientale regorgeant de bonnes odeurs, ici les odeurs sont les sonorités d’instruments nous baladant de l’Espagne andalouse à l’afrique de l’ouest en passant par l’inde à travers un harmonium, des bambous, une kora, un guimbre…« Savant » dans les textes du « chaman » du collectif, Denis Péan, fondateur de la tribu écrit une prose morissonnienne. Des textes qui à eux seuls transportent les pensées de l’auditeur dans des contrées éloignées.

« Le grand voyage » est le nom d’une des chansons de l’album, c’est ce que nous procure l’écoute et les concerts de lo’jo depuis 2 décennies. Mais sur cette album on note un travail sur le son, une production beaucoup plus mise en avant. Un rythme moins naturel, des effets voyant sur les voix des chœurs, on sent qu’il y a eu un gros travail de studio. Un travail qui plaira aux aficionados des grosse productions mais qui reboutera certainement les amateurs de son « roots ». Et c’est pourtant ces valeurs de racines que lo’jo a l’habitude de défendre dans sa musique et sa démarche.

Les racines de l’album sont majoritairement africaine : Ramenée du désert touareg, la chanteuse de Tinariwen, accompagne l’excellent « de timbuktu à essakane »,en référence au désert malien, partie du monde exploré depuis quelques années par le groupe. La rencontre de Lo’Jo et de tinariwen est à l’origine du « festival au désert » qui se tient au début de chaque année en plein milieu du désert mais qui tend à devenir une sorte de club med pour les agents du bizness musical parisien.

Bref on n’est un peu désorienté avec ce disque entre le coté concret du voyage musicale que nous propose le groupe et la superficialité des sonorités et effets de studios. On ne parlera pas du dernier morceau « next door to paradise » qui appuie un coté mystique et une influence des doors, mais qui a un petit coté prosélite dont on aurait pu se passer.


A lire aussi sur Musiqualité
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article